Il était une fois, Dyna et les livres…

Quand j’étais petite, je rêvais d’avoir un don et/ou une passion. Je voulais aimer faire une chose, y être douée et ne jamais m’en lasser…

« Lorsque tu veux vraiment une chose tout l’univers conspire à te permettre de réaliser ton désir. » L’alchimiste – Paulo Coelho

Au fil des années, je me suis découverte de nombreux centres d’intérêt qui sont plus ou moins devenus des passions : la lecture, l’écriture, la criminologie, les sciences du comportement etc.

Ma passion pour la lecture ne s’est révélée à moi que bien tard. Cependant, aussi longtemps que je m’en souvienne, j’ai toujours été accompagnée d’un livre ou deux.

Mon enfance…

Mon père est un fervent défenseur de la lecture. Selon lui, c’est le seul moyen d’enrichir son vocabulaire, de se cultiver et d’ouvrir son esprit. Ainsi, très tôt, je découvris le monde à travers l’univers merveilleux de Disney. Mon père me fit découvrir les grands classiques : « Blanche Neige et les Sept Nains », « La petite sirène », « Cendrillon », « la Belle et la Bête » etc. Je regardais les images à travers mes yeux d’enfant et je rêvais secrètement de devenir aussi une princesse…

L’adolescence…

Au collège, nous débutions toujours en cours de français avec un certain nombre de livres à lire durant l’année. Je m’attelais à cette tâche avec la plus grande assiduité. Les exposés sont devenus très vite un moment privilégié pour moi. Durant cette période de ma vie, je découvris certains grands classiques de la littérature française et africaine : « LE GRAND MEAULNES » d’Alain Fournier, « LE CID » de Corneille, « LE MALADE IMAGINAIRE » de Molière, « SOUS L’ORAGE » de Seydou BADIAN, « LES BOUTS DE BOIS DE DIEU » de SEMBENE Ousmane et j’en passe… A cet âge, ce n’était pas évident d’apprécier la littérature. Certains textes pouvaient s’avérer difficile à appréhender et parfois ennuyeux. Je me contentais donc de lire ce que l’école m’imposait, parfois sans grande envie…

C’est au lycée que mon goût pour la lecture est devenu plus marqué. Le fait de pouvoir choisir librement ce que je lisais m’a permis de me créer un univers. C’est à cette période que je découvris le monde d’« HARRY POTTER» et celui de « TWILIGHT». Je passais des heures enfermée dans ma chambre à lire ces deux sagas. J’étais complètement déconnectée du monde réel si bien que ma mère était persuadée que je lisais des Harlequins (genre que je n’ai jamais aimé pourtant). Ce moment d’évasion devint une nécessité dans ma vie. Je compris avec une immense joie que la lecture serait désormais ma seule échappatoire. Pour comprendre ce besoin d’évasion, il faut s’intéresser à mon cadre de vie de l’époque. Après l’école, commençait pour moi la deuxième phase de mon apprentissage : les cours à domicile. Ce rythme soutenu me laissait très peu de temps pour les distractions. Cette pensée de Jean-Paul SARTRE a été une vraie révélation pour moi :

« Etre libre, ce n’est pas pouvoir faire ce que l’on veut, mais c’est vouloir ce que l’on peut. » Jean-Paul Sartre

Les livres étaient à ma portée et je pouvais les consommer sans modération.

La vie estudiantine…

Mon arrivée en Europe a définitivement scellé mon union avec la lecture. J’avais accès à un nombre incalculable de livres à moindre coût. Mon univers avait évolué depuis le lycée. Durant les 3 premières années de mes études, je n’ai lu que des thrillers/Polars. C’est à cette période de ma vie que j’ai développé une passion pour la criminologie et les sciences du comportement. Donato CARRISI, grâce à son mythique livre « LE CHUCHOTEUR » est devenu mon auteur préféré dans le genre. Cela dit, le temps d’une lecture ou deux, je me laissais parfois tenter par les méthodes plus classiques des années 30.  C’est ainsi qu’à bord du mythique train de la haute bourgeoisie, je pris part au « CRIME DE l’ORIENT EXPRESS », avec un détour sur une ile isolée où disparaissait « DIX PETITS NEGRES » et je fis la connaissance du détective très perspicace Hercule POIROT lors de l’affrontement « A.B.C. CONTRE POIROT ».

Aujourd’hui…

Ma passion est encore plus dévorante avec une moyenne d’un livre par semaine. Je suis aussi ce qu’on appelle une « acheteuse compulsive de livres ». J’aime lire mais j’aime aussi acheter les livres, j’aime les garder et j’aime contempler ma bibliothèque. Je vous rassure, ce n’est pas contagieux.

Avec le temps mon univers s’est diversifié : roman historique, biographie, littérature classique, dystopie, thrillers, essais. Désormais, je lis pour m’évader mais aussi pour m’instruire sur le passé, le présent mais aussi le futur ; Pour découvrir de nouveaux pays, de nouvelles cultures ; Pour me perfectionner dans une langue (anglais) ou tout simplement pour le plaisir et l’apaisement que me procure la lecture.

« Quand je pense à tous les livres qu’il me reste à lire, j’ai la certitude d’être encore heureux. » – Jules Renard

Des livres qui m’ont marquée…

  • « LE CHUCHOTEUR » de Donato CARRISI. Un thriller savamment orchestré avec une fin surprenante…
  • « CELLES QUI ATTENDENT » de Fatou DIOME. Parfois partir et risquer sa vie vaut mieux que rester dans la misère…
  • « DIX PETITS NEGRES » d’Agatha CHRITIE. Chaque crime a été brillamment pensé…
  • « VERONIKA DECIDES TO DIE » de Paulo COELHO. Parce que la peur d’être différent nous habite tous…
  • « LE VIEIL HOMME ET LA MER » d’Ernest HEMINGWAY. Reconnaitre la victoire dans la défaite, ce qui compte c’est l’effort pour braver le destin…
  • « LA METAMORPHOSE » de Franz KAFKA. Roman noir sur l’insignifiance de la vie et la fragilité des relations humaines…

Quelques auteurs qui m’inspirent…

  • CHIMAMANDA NGOZIE ADICHIE, auteure nigériane féministe ayant reçu des prix internationaux et dont les livres ont été traduits dans plusieurs langues.
  • KARL MARX, brillant économiste et philosophe ayant prédit la naissance du capitalisme et marqué le XXème siècle de par son combat contre les systèmes de classes.
  • MAYA ANGELOU, auteure et poétesse afro-américaine qui s’est battue pour la cause des Noirs dans une Amérique encore fortement marquée par la ségrégation raciale.
  • FATOU DIOME, auteure française d’origine sénégalaise dont l’élégance de la plume n’a d’égale que son vocabulaire enrichissant.
  • FRANZ KAFKA, auteur allemand dont l’œuvre reflète sa vie familiale et sociale tourmentée.
  • AMADOU HAMPATE BA, écrivain et ethnologue malien très cultivé et d’une grande sagesse, il s’impose comme étant le grand défenseur de la tradition orale.